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Vers 1900, les
premiers plans furent conçus pour une restauration totale. L’architecte
Auguste Van Assche opta pour une approche plutôt dogmatique, en
envisageant un rétablissement de l’église gothique d’origine. Au
début du siècle on entama les travaux préliminaires. Les maisons
accolées aux façades occidentale et sud furent démolies, tandis que
celles du côté nord étaient conservées à la demande de l’archéologue-dessinateur
Armand Heins.
L’architecte H. Geirnaert plaida en
1906 pour une restauration de l’état évolué du moment et non pour une
reconstruction historique.La première guerre mondiale renvoya les plans
dans les placards.Le classement de l’église en 1936 comme monument
historique donna à celle-ci une nouvelle chance.Au cours de cette même
année fut créée l’ A.S.B.L. "Les Amis de l’église
Saint-Nicolas" ayant pour but de promouvoir la restauration entière
de l’église. La remise en état de la façade occidentale, interrompue
en 1914, était reprise en 1938. Elle ne fut achevée qu’après la
seconde guerre mondiale en 1946, non sans critiques du résultat qui
manquait totalement de créativité.
En 1948, l’architecte A.R. Janssens
fit de nouvelles propositions. Il plaida pour une réouverture de la tour-
lanterne. Mais la Commission Royale des Monuments et Sites, s’opposait
à une restauration radicale.
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Le 30 octobre
1957, Adrien Bressers, le successeur de monsieur Janssens, architecte de
la Fabrique d’Eglise, présentait un nouveau projet de restauration à
une réunion des représentants de la ville, de la Province et de la
Commission Royale. en montant les échafaudages, ceux-ci avaient pu
constater l’extrême délabrement de l’église. Ils en conclurent qu’une
restauration de telle envergure ne pouvait être entreprise que sur base d’une
étude archéologique approfondie. On abandonna donc le principe selon
lequel rien ne pouvait être modifié et selon lequel tout devait rester
dans l’état actuel. Ainsi on pouvait entrevoir l’étude des
témoignages et des indications permettant de remonter à l’état d’origine.
En 1960, le professeur Firmin De Smidt se chargea de
cette étude archéologique.
L’étude de la stabilité fut confiée au professeur
ingénieur F. Riessauw. |